Situation du Pays et zones concernées
Le NIGER est un pays francophone situé en Afrique de l’Ouest faisant partie de la zone franc. Il est le pays dont le revenu annuel par habitant est le plus bas du monde. Il nous est apparu nécessaire de préciser ces deux points économiques car ils mettent en avant la responsabilité de la France dans la situation économique de ce pays. Il nous semble important de souligner les échanges et coopérations qui existaient entre la NIGELEC, entreprise d’électricité du Niger et , EDF (Formation professionelle, aide, …)
La situation géographique du pays est importante est permet de mieux comprendre l’un des objectifs du projet, qu‘est l’implantation de pompes à eau : deux tiers du pays sont recouverts par le Sahara, qui est en constante progression vers le sud, détruisant toutes les zones pastorales avec toutes les conséquences que cela comporte pour le bétail et les éleveurs, cette activité étant la seule pour certaines ethnies. Cela entraînant des migrations importantes vers les grandes villes. Il est à noter depuis deux ans, que le pays subit des sécheresses importantes amplifiant ce phénomène, générant une extension non maîtrisé des centres urbains, créant autour de la périphérie, des bidonvilles dont l’accès à l’eau, l’électricité sont inexistants.
Quels bénéficiaires:
*Les populations villageoises dont les sites ont été désignés conjointement par les salariés de l’énergie du Niger, le CERMES, le projet, pour l’implantation des pompes à eau
Les critères :
les régions à forte endémie de BILHARZIOSE
volonté de ne pas prioriser une ethnie particulière
Les personnels de l’énergie du Niger pour l’aide à la création d’une mutuelle.
Les enfants dans le cadre d’une amélioration des conditions de scolarité.
Les hôpitaux régionaux, (des aides non négligeables ont déjà été effectués, notamment avec le concours des salariés du CHR de Lille).
Les enfants des salariés de l’énergie du Niger (12 enfants par an depuis 1993) viennent dans les colonies CCAS dans l’institution de Cappelle-en-Pévèle.
Bénéfices pour les populations
L’implantation des pompes amène une eau potable car elle est pompée en extraction fermée dans la nappe phréatique, (absence d’eau stagnante autour du puits, moins de moustiques et eau du puits pas en contact avec l’outre servant à la puiser), qui permet de lutter contre la Bilharziose. Un puits est à l’intérieur du village en accord avec les villageois ce qui permet l’allégement du travail des femmes et des enfants (souvent cette tâche nécessite de longs déplacements dont la pénibilité est aggravée par le poids transporté, la remontée de l’eau et l’action de puiser l’eau).
L’apport des véhicules financés par les salariés d’EDF-GDF de notre région à permis de mettre en place, un transport sanitaire, en particulier à EL MECKI, pour rompre l’isolement des blessés et des grands malades qui ne trouvent pas d’accueil de proximité. Ce qui a permis de sauver plusieurs dizaines de Touareg lors de l’épidémie de méningite de 1996.
En liaison avec le CERMES une campagne sanitaire est prévue dans les villages concernés, pour éradiquer la Bilharziose. Il est à noter que depuis un an et demi, date de l’implantation des pompes, un recul de la maladie a été constaté. L’aspect global engagé autour de cette initiative est appréciée par les professionnels notamment le CERMES, centre d’étude et de recherche de maladies tropicales (dépend de l’O.M.S), il est à souligner que le professeur CAPRON, membre de cet organisme et directeur de l’institut Pasteur de Lille, parraine notre projet.
Dans le cadre du projet nous avons la volonté de pérenniser le suivi sanitaire en réactivant, par l’apport régulier en médicaments, les dispensaires des cantons où se trouvent les villages.
Ainsi dans cette logique l’accueil des jeunes nigériens dans notre centre de vacance chaque année est un facteur déterminant de notre action sanitaire et de sa continuité.
Depuis le dernier séjour, d’avril 1998, le projet a pris une nouvelle dimension avec l’idée d’une aide en matériel pédagogique pour les écoles des cantons des villages concernés, ainsi que la création d’un dortoir pour les enfants nomades de l’Aïr leur permettant de suivre l’école dans de meilleures conditions.
Amélioration de la situation de la population par rapport à l’antérieur
La qualité de vie s’est trouvée nettement améliorée grâce aux deux pompes installées dans chaque village.
Amélioration de la qualité de l’eau et de son accessibilité.
Suppression de la pénibilité.
Possibilité de rapatriement jusqu’au dispensaire du village et suivant les cas évacuation des malades sur les villes les plus proches, (El-Mecki).
Aide à la scolarisation, il faut savoir que dans ce pays l’analphabétisme a pris des proportions très importantes.
Création par la population d’un comité de gestion pour l’entretien des pompes et de l’ambulance.
Impact social, économique et culturel
Impact social : notre démarche n’étant pas d’être bailleur de fonds, ni d’imposer notre projet mais de le faire en concertation avec les nigériens (tant dans le contenu que dans la méthode). Les rapports permettent aujourd’hui d’ancrer réellement des perspectives d’espoir pour cette population, mais aussi à travers ces résultats permettre un autre regard, une autre approche des électriciens et gaziers sur les coopérations Nord-Sud. La concrétisation et la matérialisation de ce projet ont permis de consolider les liens entre les énergéticiens français et nigériens dans leurs luttes communes contre les dénationalisations. L’aide scolaire est à notre avis primordiale compte tenu du prix élevé du papier et des livres.
Impact économique : Les pompes achetées sont de fabrication nigérienne et rentrent dans le cadre du plan national d’uniformisation d’installation des pompes à eau. La réalisation des travaux a été effectuée par l’entreprise nationale de forage. Participe au combat contre la désertification. L’amélioration des conditions de scolarité ne peut, à terme, qu’être bénéfique. Aide à vivre et travailler au pays. Faire la démonstration que les coopérations et le co-développement ne se limite pas qu’aux organisations gouvernementales et aux organisations non gouvernementales humanitaires mais aussi par les salariés à travers des actions de solidarité permettant le rapprochement des peuples et de mieux percevoir les convergences d’intérêt.
Impact culturel : l’échange entre les salariés permet de mieux combattre les idées xénophobes et racistes, permet une meilleure compréhension du rôle de la France dans le colonialisme. Par des rencontres régulières, notamment les colonies de vacances, l’envoi de jeunes salariés français au Niger et les débats effectués dans les écoles et nos établissements autour de notre projet.